Cr. 04 novembre 2018

parmi les participants: Débora Nunes à Pondichery, Mélina Planchenault à Montréal, Christine Bisch à Saint Cyr au Mont d’Or, Patrick Viveret à Nanterre, Fazette Bordage, Geneviève et Jean-Jacques Ancel, Emerson en Inde
Excusés Marcos Arruda et Kathy à Seattle, Anne-Marie Codur à Boston, Sylvie di Palma à Vénissieux, Simone Kunegel à Lyon

- Une assemblée générale est convoquée par le bureau (Natacha, Shoki, Joseph) pour le vendredi 23 novembre 2018 en présence physique et en présence virtuelle par téléphone ou skype. Cf Natacha. l’objectif est de faciliter le projet sur la souveraineté alimentaire, l’agriculture durable face au changement climatique, à l’initiative de Evaezi Otuorimuo avec Chantal Dagnaud (Institutions et stratégies), Siddhartha (Inde), Fatou Ndoye (Enda Sénégal), Romero (Equateur). Ils ont déjà obtenu des avancées remarquables et souhaitent le faire connaître et adopter avec l’accompagnement du réseau international des Dialogues. Un dossier a été déposé auprès de RESACOOP et la Métropole de Lyon dans un premier temps en attendant de lever des fonds au niveau international pour faciliter l’approfondissement et l’essaimage (sont notamment intéressées plusieurs villes partenaires de Lyon: Porto Novo au Bénin, Erevan en Arménie, Dire Dawa et Addis Abeba en Ethiopie, et pourquoi pas Rabat où ce thème a déjà fait l’objet de Dialogues à HEM)

- Christine envoie les informations sur le livre en cours d’édition de George Deers

- Geneviève relate le coté revigorant des 3è Dialogues en humanité à Prato et l’espoir immense succité par la Marche de la Paix et de la fraternité de plus de 100 000 participants surtout des jeunes générations, entre Assise et Perugia en Italie, à l’invitation de Flavio Lotti et l’implication de Jean Fabre. Plus de 150 délégations issus des différents territoires. prises en compte des enjeux du Vivre ensemble, de la citoyenneté active, de l’accueil des migrants en Italie, de la finance solidaire…
Idem pour les 3è Dialogues en humanité à Dakar Hann, dans le parc Hann proche du Jardin Zoologique ainsi qu’une journée consacrée directement à la baie de Hann. La place des femmes transformatrices et les enjeux de la pêche ont été abordés sous de nombreux angles: surpêche, dépollution (liée aux rejets des industries chimiques et aux égouts de la ville, plastic,..), écologie, micro-finances par les femmes pour les femmes, créations d’entreprenueriat féminin et diversification des activités notamment à l’initiative des femmes, l’apport des scientifiques et le témoignage des responsables associatifs (notamment sur les modes d’émancipation pour valoriser l’autonomie locale et le lien entre monde rural et urbain). avec l’appui du Maire de Dakar Hann Belair, Babacar Mbengue.
Idem pour les formations de 25 apprentis danseurs entre 10 et 18 ans dans le quartier populaire du Marais à Schiltigheim, sous l’égide «Sur les traces de Martin Luther King» et de la Marche pour l’égalité contre le racisme de 1983 en France, incluant l’apprentissage de la danse hip hop par le chorégraphe Azdine Benyoucef comme l’apprentissage de la partie back office (production, organisation, budget, relations institutionnelles, régie son, technique…) avec Meriem Bourras-Daoud de la Cie Second Souffle accueilli par MME Olivera et les animateurs du Centre socio culturel du Marais avec la présence bienveillante de la sous-préfète à Strasbourg en charge de la politique de la ville, Nadia Idiri. et l’accompagnement de Mme la Maire de Schiltigheim Danielle Dambach. Une rencontre intergénérationelle qui a permis le démarrage d’une édition originale de Dialogues en humanité.
Tout cela pendant que la photographe Mariwak revenait 24 ans après sa résidence artistique à la rencontre des habitants de la cité Kepler à Strasbourg Cronenbourg. Chacun se souvenant avec émotion de la rencontre artistique qui a pu valoriser la beauté et la fraternité vivante au sein d’un des quartiers connus pour être parmi les plus déshérités de la Ville.

Cela nous relie aussi avec l’oeuvre artistique et engagée de Fazette Bordage, de Malika Bellaribi-Le Moal, ou de Martine Buhrig au Sénégal et bien d’autres. Ainsi Débora, peint pendant la réunion et nous partage son expression artistique.

 

- les retours de Patrick Viveret et Malek Boukerchi aussi des Dialogues en humanité du 2 novembre à HEM Rabat sur le thème Nourrir nos consciences. Malek revenait juste de Chine, Shanghai, Hong Kong. Touché par le dispositif de haute surveillance généralisée »Sésame» de «crédit social». Un mixte de «1984» d’Orwell, «le Meilleurs des Mondes». Comme si une immense résignation gagnait la plupart des Chinois face à la peur de l’insécurité, une sorte de liberticide en douceur. C’est un processus très inquiétant doublé d’un léninisme numérique avec les algorithmes pour généraliser le fichage. En distribuant des autorisations de voyager ou d’obtneir tel ou tel avantage social, in fine.
La situation semble aussi très préoccupante au Maroc du fait de l’affairisme effréné de la royauté, alors que les classes moyennes seraient poussées à partir parce qu’elles sont mises en difficulté.
Pour info le Sommet des consciences à l’UNESCO voulu par Nicolas Hulot est probablement reporté en 2020 (Audrey Azoulay DG de l’UNESCO n’est finalement pas venue à Rabat)

- Débora se sent encore submergée par la rapidité avec laquelle est arrivé au pouvoir en 4 mois un extrémiste d’ex droite au Brésil, alors que personne ne l’a vu venir. Même si 6 millions de votes ont été gagnés par Haddad en une semaine entre les deux tours. Les algorithmes ne sont pas seuls en cause car le degré de haine est élevé. 
Elle suggère un travail sur les mémoires sombres et les constellations familiales ( par rapport à la représentation des personnes dont les ancêtres ont été persécutés, notemment par l’esclavage, ou qui vivent en même temps des difficultés intérieures intenses). Elle insiste sur la place à faire à l’action pour un enjeu démocratique, appelle à développer l’intelligence du coeur, à la réalité de la dimension spirituelle.

Patrick, en résonnance à un échange de Jacques Lecomte relaté par Geneviève, insiste sur l’aspiration au sens, sur la necessité d’un travail intérieur face au fondamentalisme marchand et au risque d’instrumentalisation regressive ou de spiritualités tirées vers l’intégrisme. Ex des courants évangéliques qui utilisent la coupure avec le rationalisme. Attention aussi

Importance sur la qualité des débats et des échanges contradictoires à construire, de l’action juridique qu’il ne faut pas sous estimer. Ainsi la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dont nous allons fêter le 70ème anniversaire peut devenir un droit opposable à ceux qui ne la respectent pas à toutes les echelles de territoires.

Le débat porte aussi sur l’élargissement de la rationalité, pour nous ouvrir à la dimension subtile du monde (comme un nouveau paradigme quantique?). Nous sommes plutôt d’accord pour que la rationalité s’élargisse en incluant des dimensions émotionelles ou spirituelles, mais comment éviter que cela ne se traduise par des regressions? Ex au Pakistan où la jeune femme poursuivie pour apostasie est acquittée, et à la suite de manifestations de fondamentalistes dans la rue avec force démonstrations violentes, le gouvernement pakistanais fait marche arrière et fait appel de la décision.

Comment pratiquer soi-même la sérénité? Les mouvements pour le Bien Vivre sont-elles une nouvelle forme de révolution?

Invitation de Mélina à ne plus avoir peur, spectatrice d’un monde qui prend des tangentes (algorithmes, humain, nature..). Comme si toutes les émotions de haine contenue sortent, en nous invitant à être plus conscient, plus humble, plus humain. Cf Fazette: cultiver la confiance, beauté, art, fraternité.

Debora propose une méditation à la demande d’Anne-Marie Codur